Revenir en arrière? Mais pourquoi faire?
Enervée...
Enervée de les voir raconter ce qu'ils n'ont pas vécu. Enervée de les voir analyser nos éventuelles défaillances sentimentales, nos éventuels manques de repères et de stabilité. Enervée de les voir évoquer nos cicatrices d"enfant valise" sans en avoir visiblement compris le fondement. Enervée de les voir s'agiter à débattre de la famille parfaite avec le papa, la maman (toujours dessinée en plus petit et avec de longs cheveux non) et ses deux enfants bien sages à en mourir d'ennui. Le tout se tenant la main à côté d'une grande maison à deux étages, sourire au lèvre. Parfois on peut passer au petit écran, écrire des livres et pourtant dire des conneries!
Oui, j'ai toujours dans un coin de ma tête et de mon coeur ce sac qui représentait alors toute ma vie dans un coin de la pièce. Oui, j'ai du mal à le poser dans un lieu plus de quelques mois. Oui ma vie se forge de mon passé quel qu'il soit et alors! J'y ai appris que les importants, les essentiels ne tiennent pas dans une simple valise. Valise qu'on refait et défait à l'infini dans chaque maison, chaque semaine. Et combien de ces objets suffisent à vous apporter cet instant de magie où la pluie reflète la lumière de vos souvenirs? Combien sont encore là aujourd'hui dans cette pièce entre le lit double, le rideau de plumes et la table ikéa? Vous seriez surpris de voir ce que j'ai pu garder de ce passé...
Un vieux téléphone cassé où on tourne à l'infinie le cercle central en espérant ne pas avoir fais d'erreur de numéro...Un pot à crayon coloré de tous ses habitants, comme une pâle imitation de l'arc-en-ciel...Une balle de baseball dont je n'ai jamais vu un seul match...Une mappemonde lumineuse qui tourne et mesure...Un tableau de bilal rouge et noire...Une photo de chacun, l'un me tenant dans ses bras, l'autre ramassant des cailloux avec moi...Deux patins blancs délassés...une copie miniature du piano du salon...des russian Earl grey sachets...un bureau de réussite porte-bonheur mais il faut l'avouer on ne peut plus moche...une poupée turque russe...la bouteille de ma naissance qui porte sans doute plus de poussière que de vin...mon porte-bougie lampe...mon bracelet serpent et la boite à punaise pour les photos.
Aucun de ces objets ne se trouvaient dans cette valise. Comme si mon essentiel était ailleurs et que finalement sans eux je pouvais quand même être heureuse. Alors, dans cette société matérialiste où la dernière voiture à la mode a plus de valeur qu'une occasion cabossée et ensablée...Alors dans cette société où la taille de nos écrans compte plus que la taille de nos souvenirs à visionner dessus...alors dans cette société où l'on renouvelle la garde robe tous les deux jours, où l'on ne sait plus mettre de l'âme dans nos compagnons de vie immobiles, je suis devenue comme vous...instable, changeante, pleine de défaillances accrochée à mon portable, à mon internet en quête de lien puisque c'est bien de cela qu'il est question. Ce n'est pas eux qui ont construit ça! C'est chacun de nous, en acceptant ce système en fermant les yeux, les mains sur les oreilles...
Analysez ce que vous voulez dans nos vécus...montez les hypothèses que vous souhaitez...écrivez vos théories de l'instabilité à l'infini mais ne nous prenez pas notre fierté d'"enfants valise". Si mes repères à moi ne sont pas dans les modèles créés de toute pièce par cette société, qui dis qu'ils sont erronés pour autant? Si mes rêves ne se trouvent plus dans une belle et grande maison symbole de réussite et de bonheur définitif mais dans une mémoire qu'il faut cajoler à tout prix, peut-être suis-je justement riche de ce parcours. Peut-être ais-je fondé mes rêves de bonheur sur d'autres idées...Peut-être sont-elles valables aussi! Et peut-être que les fondations de mon bonheur sont plus solides que vos concepts poussiéreux.
Les souvenirs qu'il reste de cette période que je ne changerai pour rien au monde: mes voyages, nos conversations, notre complicité et mes différents chez vous.
Enervée...
Enervée de les voir raconter ce qu'ils n'ont pas vécu. Enervée de les voir analyser nos éventuelles défaillances sentimentales, nos éventuels manques de repères et de stabilité. Enervée de les voir évoquer nos cicatrices d"enfant valise" sans en avoir visiblement compris le fondement. Enervée de les voir s'agiter à débattre de la famille parfaite avec le papa, la maman (toujours dessinée en plus petit et avec de longs cheveux non) et ses deux enfants bien sages à en mourir d'ennui. Le tout se tenant la main à côté d'une grande maison à deux étages, sourire au lèvre. Parfois on peut passer au petit écran, écrire des livres et pourtant dire des conneries!
Oui, j'ai toujours dans un coin de ma tête et de mon coeur ce sac qui représentait alors toute ma vie dans un coin de la pièce. Oui, j'ai du mal à le poser dans un lieu plus de quelques mois. Oui ma vie se forge de mon passé quel qu'il soit et alors! J'y ai appris que les importants, les essentiels ne tiennent pas dans une simple valise. Valise qu'on refait et défait à l'infini dans chaque maison, chaque semaine. Et combien de ces objets suffisent à vous apporter cet instant de magie où la pluie reflète la lumière de vos souvenirs? Combien sont encore là aujourd'hui dans cette pièce entre le lit double, le rideau de plumes et la table ikéa? Vous seriez surpris de voir ce que j'ai pu garder de ce passé...
Un vieux téléphone cassé où on tourne à l'infinie le cercle central en espérant ne pas avoir fais d'erreur de numéro...Un pot à crayon coloré de tous ses habitants, comme une pâle imitation de l'arc-en-ciel...Une balle de baseball dont je n'ai jamais vu un seul match...Une mappemonde lumineuse qui tourne et mesure...Un tableau de bilal rouge et noire...Une photo de chacun, l'un me tenant dans ses bras, l'autre ramassant des cailloux avec moi...Deux patins blancs délassés...une copie miniature du piano du salon...des russian Earl grey sachets...un bureau de réussite porte-bonheur mais il faut l'avouer on ne peut plus moche...une poupée turque russe...la bouteille de ma naissance qui porte sans doute plus de poussière que de vin...mon porte-bougie lampe...mon bracelet serpent et la boite à punaise pour les photos.
Aucun de ces objets ne se trouvaient dans cette valise. Comme si mon essentiel était ailleurs et que finalement sans eux je pouvais quand même être heureuse. Alors, dans cette société matérialiste où la dernière voiture à la mode a plus de valeur qu'une occasion cabossée et ensablée...Alors dans cette société où la taille de nos écrans compte plus que la taille de nos souvenirs à visionner dessus...alors dans cette société où l'on renouvelle la garde robe tous les deux jours, où l'on ne sait plus mettre de l'âme dans nos compagnons de vie immobiles, je suis devenue comme vous...instable, changeante, pleine de défaillances accrochée à mon portable, à mon internet en quête de lien puisque c'est bien de cela qu'il est question. Ce n'est pas eux qui ont construit ça! C'est chacun de nous, en acceptant ce système en fermant les yeux, les mains sur les oreilles...
Analysez ce que vous voulez dans nos vécus...montez les hypothèses que vous souhaitez...écrivez vos théories de l'instabilité à l'infini mais ne nous prenez pas notre fierté d'"enfants valise". Si mes repères à moi ne sont pas dans les modèles créés de toute pièce par cette société, qui dis qu'ils sont erronés pour autant? Si mes rêves ne se trouvent plus dans une belle et grande maison symbole de réussite et de bonheur définitif mais dans une mémoire qu'il faut cajoler à tout prix, peut-être suis-je justement riche de ce parcours. Peut-être ais-je fondé mes rêves de bonheur sur d'autres idées...Peut-être sont-elles valables aussi! Et peut-être que les fondations de mon bonheur sont plus solides que vos concepts poussiéreux.
Les souvenirs qu'il reste de cette période que je ne changerai pour rien au monde: mes voyages, nos conversations, notre complicité et mes différents chez vous.

"Je suis montée discrètement dans mon refuge qui n'en n'avait de valeur que le nom...quoique. 4 murs, un lit défait, un bureau encombré, une moquette écrasée, une armoire qui grince et trois posters penchés. Mon nouveau "chez lui" ressemblait à une chambre d'hôtel personnalisée. On y aurait mis mes initiales à la porte, un rideau à la fenêtre, un miroir. Le placard ne contenait aucun vêtements. Il n'y avait rien sous le lit. Juste une caisse débordante, un vieux sac de voyage à demi ouvert. Et puis quelques heures plus tard on ne pouvait plus traverser la pièce...j'y avais étalé ma vie, mon instant, mon éphémère...ce que j'y préférai? Les étoiles que je voyais à ma fenêtre.
"Mathilde, tu viens faire un baby?" Je crois que c'est un des souvenirs les plus doux de cette époque...avec le pain de papa et les rares lessives ratées du début. Je crois pouvoir dire que j’ai été heureuse et même très heureuse. Ce que j'en ai retenu? Nos réunions à la bougie. Les délires en roller dans le salon (ça laisse des traces au sol et alors!), les imitations fausses au micro, le chant des baleines à 6h du matin, les glaces même si c'était pas le dimanche et nos révisions d'anglais dans 4m2 à trois. les gags du chat un peu aussi...
Il disait que l'araignée de la salle de bain était un signe de foyer heureux...Peut-être qu'il avait raison en fin de compte.

De l'autre côté, un feu de cheminé qui crépite, l'odeur de son parfum envoutant dès le matin, les discussion baignoire et maquillage, les chaussons du titou qui disparaissent tout le temps (c'est incroyable cette énigme!), le joueur de guitare sans guitare (comprenne pourquoi ce tableau me faisait cet effet), les plantes vertes pleines de lumières et les repas fou-rire. Mon nouveau "chez elle". Ce que j'y préférais? le velux pour le bruit de la pluie qui berce et l'odeur de la nuit.
"Mathilde, tu as rangé ta chambre?" Je crois que c'est un des souvenirs les plus récurrents de cette époque. Quand vous répondez oui dans un regard consterné qui oscille entre l'horloge et le bruit des pas dans l'escalier qui montent bien trop vite. 4 murs, un lit défait, un bureau encombré, une moquette écrasée, une malle qui grince et trois posters penchés...Et puis quelques heures plus tard, on ne pouvait plus traverser la pièce...j'y avais étalé ma vie, mon instant, mon éphémère. Et si c'était cela mon chez moi, mon repère...
Elle disait que la première chose qu'elle faisait le matin c'était de mettre ses yeux pour ne rien rater...et elle avait raison!
Ratez ce que vous voulez dans vos vies mais ne ratez pas votre bonheur. Il passe toujours au moment où on s'y attend le moins, il connait peu de gares mais il est toujours à l'heure. Ces nids bien que fragiles et volatiles étaient rassurant. Nous apprenions à nous prendre en charge dans l’aléa des oublis, des valises et des regrets. Nous y apprenions nos repères, peut-être nos instabilités et alors....









Premiers pas timides...au parc baby!
G voit pas le problème, il maitrise!
En plus au final les chaussures sont plus confortables,


Grand débat du 24 décembre:
Un énorme bisou mes croutons préférés ;-)
Remarquez, on en n'est pas morts et c'était plutôt marrant!
Avec Cloé, Hugo, Léa, Damien, Antoine, Charlène, Noémie et Syméon
Sans oublier Baboun et moi-même
Au passage il faut que je récupère la photo du papinou avec la crête de gel!!!!
Magnifique!







Et oui, chez les mét... c'est la tradition,

Bref une belle cacophonie et encore
Avec les doigts pour signature artistique!
En cadrage irréprochable
Là...voilà...comme ça elle est bien calée la voiture!
(Désolé pas de photos où on la voit bien)
A- Il compte pour un cache cache
La voiture qui résiste à tout même à Marielle
King grat vous gare votre voiture pour optimiser l'espace
Sinon vous pouvez aussi louer une limousine

Et pour répondre à la célèbre question...